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Mercredi 30 mai 2007

Kurt Beck, Président du SPD En début de semaine dernière, la décision de M. Kurt Beck, Président du SPD, de réformer la direction du parti en réduisant de cinq à trois le nombre de ses vice-présidents a retenu l'attention des médias.

M. Beck a choisi de s'entourer de Mme Andrea Nahles, qui représente l'aile gauche du parti, du ministre des affaires étrangères M. Frank-Walter Steinmeier et du ministre des finances M. Peer Steinbrück, ce dernier comptant déjà parmi les cinq vice-présidents actuels.

Rompant avec les exigences de représentativité qui prévalaient jusqu'ici (aucune de ces trois personnalités n'est issue de l'est de l'Allemagne), la décision de M. Beck doit encore être approuvée lors d'un congrès du parti qui se tiendra en octobre.

Sous des titres évocateurs tels que " courageux " (Frankfurter Allgemeine Zeitung), " Beck fait preuve de leadership " (Südddeutsche Zeitung), " Kurt Beck souhaite montrer avec ce nouveau trio qu'il est capable de diriger, et pas seulement le SPD " (Der Tagesspiegel), la presse s'intéresse aux répercussions de cette mesure sur l'image du président du SPD et estime qu'au moment où de sérieux doutes planent sur sa légitimité, M. Beck vient de se livrer à une démonstration de force en passant outre la tradition des quotas et en imposant les candidats de son choix.

Les avis sont toutefois partagés sur le choix de l'équipe retenue. Pour Die Welt, il s'agit d'un choix judicieux. Selon le quotidien, la présence de deux membres du gouvernement, dont un ministre des affaires étrangères populaire, va permettre au parti de fonctionner de manière " plus pragmatique et moins idéologique ", le choix de Mme Nahles permettant de rassurer les sympathisants les plus à gauche.

D'autres quotidiens (Süddeutsche Zeitung, Financial Times Deutschland) mettent en garde contre de possibles contradictions ou sources de conflit entre la politique préconisée par le parti et celle menée par MM. Steinmeier et Steinbrück au sein du gouvernement de grande coalition, comme par exemple sur le projet de réforme de l'impôt sur les sociétés vivement contesté par Mme Nahles.

Par Forum franco-allemand des Socialistes pour l'Europe - Publié dans : Parti socialiste / SPD
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Mardi 29 mai 2007

À un moment où l’Allemagne exerce la présidence de l’Union européenne et alors que la France doit se préparer à assumer cette responsabilité l’année prochaine, le parti socialiste français (PS) et le parti social-démocrate d’Allemagne (SPD) ont décidé de présenter conjointement une déclaration sur l’Europe, fruit d’un travail commun réalisé au cours des deux dernières années par un groupe d’experts placé sous la double présidence de Pierre Moscovici, député européen, Secrétaire national du PS aux relations internationales, et d’Angelica Schwall-Düren, Vice-présidente du groupe parlementaire SPD. Tenant compte du non français au référendum sur le projet de constitution européenne de 2005, les deux partis entendent poursuivre l’intégration européenne en l’orientant dans un sens plus social et en procédant à la réforme nécessaire des institutions, avec comme objectif de réconcilier les citoyens avec l’Europe.

 

Partant du principe qu’un haut niveau de protection sociale est un atout dans la compétition internationale, le PS et le SPD prônent un renforcement des droits des salariés en développant la participation et la cogestion dans les entreprises, au-delà des simples obligations d’information et de consultation, et la lutte contre le dumping social en oeuvrant au rapprochement progressif des standards sociaux au sein de l’UE à travers la mise en place d’un agenda social. Ses priorités seraient la santé et la sécurité des travailleurs, la lutte contre le chômage des jeunes et celui de longue durée ainsi que l’adoption de critères sociaux de convergence, de minima sociaux et de salaires minimum rapportés au PIB de chaque Etat membre. La qualité et l’accessibilité pour tous des services d’intérêt général doivent également être garanties, entre autres dans des domaines aussi divers que l’approvisionnement en eau, la protection sociale, la santé publique, les transports et le logement social. C’est la raison pour laquelle les deux partis souhaitent l’adoption d’une réglementation législative sur ce sujet.

 

Les deux partis considèrent que le rapprochement des standards sociaux au sein de l’UE doit s’accompagner d’une plus grande convergence des politiques économiques, ce qui passe notamment par un renforcement de la capacité de pilotage de la politique économique et financière de l’Eurogroupe. La lutte contre le dumping fiscal doit être une priorité, amenant le PS et le SPD à plaider en faveur de l’instauration, à l’échelle européenne, d’une assiette unique pour le calcul de l’impôt sur les sociétés et de l’introduction d’un seuil minimal d’imposition des entreprises. Afin de relever les grands défis économiques et sociaux évoqués et éviter un décrochage entre l’UE et les Etats-Unis ou l’Asie, un rééquilibrage du budget de l’Union européenne s’impose dès la révision prévue en 2008/2009, avec comme double objectif de favoriser les investissements d’avenir dans la recherche et l’éducation et de lutter, par le biais des politiques régionales, contre les effets de la désertification industrielle. Les deux partis souhaitent également que la Banque centrale européenne (BCE) s’engage en faveur de la croissance et de l’emploi.

 

Pour promouvoir cette politique, l’Union européenne a besoin d’ici aux élections européennes de 2009 de nouvelles institutions lui permettant d’agir efficacement à l’intérieur comme à l’extérieur. Le PS et le SPD ont des exigences précises quant à l’élaboration d’un nouveau traité pour l’Union européenne : il doit en effet rendre contraignant les droits fondamentaux, en particulier les droits sociaux, garantir l’efficacité de l’Union par une simplification des procédures et une répartition claire des compétences entre l’UE, les Etats et les collectivités locales. Les deux partis considèrent que le traité constitutionnel existant comporte des éléments importants qu’ils souhaitent voir repris comme l’instauration de procédures de décisions simplifiées, une extension des décisions à la majorité qualifiée au sein du conseil des ministres, un président élu et stable du conseil européen, un ministre européen des affaires étrangères, la consolidation des pouvoirs de codécision du parlement européen, le renforcement du droit de contrôle des parlements nationaux et le droit d’initiative populaire européen.

 

Dans un monde en mutation, l’Europe doit, dans ce dernier domaine comme dans d’autres, avoir la force de se transformer elle-même et de rénover ses propres fondements afin de façonner le monde de demain. Une Europe puissance capable de peser économiquement et culturellement sur la scène internationale est l’un des projets cruciaux des décennies à venir. Cela passe d’abord par une plus grande efficacité et transparence.

 

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Par Forum franco-allemand des Socialistes pour l'Europe - Publié dans : Parti socialiste / SPD
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Vendredi 18 mai 2007

Bernard KOUCHNER devient le nouveau Ministre des Affaires étrangères et européennes de la République française.

 

Cette personnalité de la gauche française très engagée sur la scène internationale, en tant notamment que fondateur de Médecins sans frontières ou comme haut représentant des nations unies dans le « bourbier » kosovar, a donc été choisie pour endosser cette grande responsabilité qu’est la gestion du Quai d’Orsay. 

Ses qualités humaines et professionnelles, sa connaissance du monde ne peuvent être que bénéfiques à un Quai d’Orsay et à des relations franco-allemandes qui était sous sédatif voire en létargie avec le médecin DOUSTE-BLAZY. 

On ne peut donc que se réjouir de cette nomination et du retour sur la scène européenne de la France. Mais la joie n’est que de courte durée. Déjà le Parti socialiste réagit : François HOLLANDE « vire » notre French Doctor ! Le virer car il a accepté l’inacceptable : devenir ministre de la république dans un gouvernement de droite ! Bonjour le sectarisme ! 

Face à une telle attitude on peut sérieusement s’interroger sur l’avenir d’un parti socialiste moribond depuis sa défaite, gangrené par des pseudo-courants vieillots, hostiles à la refonte du PS en un véritable parti social-démocrate, qui n’ont que pour seuls intérêts la défense de l’ambition personnelle démesurée de leur champion sans se soucier de l’intérêt général, sans se soucier des Français qui souffrent dans leur quotidienneté. Alors on attaque B. KOUCHNER, on s’en prend à son ambition personnelle. Oui, il a assurément une ambition personnelle, celle de servir la France. 

C’est à croire que personne n’en a et que B. KOUCHNER est le vilain petit canard, lui le bouc-émissaire tout désigné sur lequel certains du PS se défoulent à défaut d’endosser une quelconque responsabilité dans la défaite de Ségolène ROYAL aux présidentielles. La nomination de Bernard KOUCHNER n’est q’un juste retour aux choses. Le PS qui n’a jamais voulu donner à Bernard KOUCHNER, lui l’une des personnalités les plus appréciées des Français, une responsabilité en fonction de ses grandes qualités et compétences. Que le Président de la République Nicolas SARKOZY le fasse, cela est regrettable, c’est vrai. Mais adressons-lui un grand merci républicain quand même (même s’il y a de pensées politiques là-dessous, il ne faut pas être dupe)

L’éviction de Bernard KOUCHNER du Parti socialiste est d’autant plus incompréhensible car elle démontre qu’il y a au Parti socialiste, parti prônant l’égalité (des chances aussi), une totale inégalité dans le traitement des cas. Si le PS mettait en avant des personnes compétentes cela se saurait. Le silence de Ségolène ROYAL sur ce sujet, ou sur le parachutage de sa conseillère dans une circonscription mosellane, en dit long sur le climat au Parti socialiste. Même Georges FRECHE, qui avait considéré les Harkis comme des sous-hommes n’avait pas eu droit à autant d’acharnement.

 

François HOLLANDE aurait du réfléchir avant d’agir. Car le Parti socialiste en se ridiculisant une nouvelle fois, en n’ayant pas de véritable programme pour les élections législatives, risque fort de perdre ces élections et donc de se voir incapable de former une majorité. Dans un tel cas de figure, il devrait s’estimer heureux d’avoir un ministre socialiste (même s’il n’y en a qu’un). 

Alors aujourd’hui, nous sommes tous des Bernard KOUCHNER. Si le Premier Secrétaire souhaite que les militants rendent tous leur carte pour déposer le bilan d’un Parti incapable de se réformer et de s’ouvrir au 21ème siècle, qu’il le dise ouvertement. 

Bravo en tout cas Bernard pour ta nomination et bon courage pour tes nouvelles fonctions. Ne te détourne pas de ta mission en répondant à ton éviction du PS, car comme le disait Lao Tseu : « Celui qui excelle ne discute pas, il maîtrise sa science et se tait. » 

Vive la République, et vive la France !

Par Forum franco-allemand des Socialistes pour l'Europe - Publié dans : Articles du Forum
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